Une lettre de Thomas Lukaszuk

Pourquoi je soutiens un Canada uni avec l'Alberta
Ma famille, des réfugiés de la Pologne totalitaire, est arrivée au Canada il y a 43 ans. Nous avons été accueillis par des Canadiens, de parfaits inconnus, à bras ouverts.
Depuis lors, je n'ai pas passé une seule journée sans ressentir de la gratitude envers le Canada. Le Canada est un phare d'espoir et de liberté pour des millions de personnes qui souhaitent être canadiennes.
L'histoire nous a montré les ravages économiques que peuvent entraîner les discussions sur la séparation ou la sécession. Dans les années 1970, lorsque le Québec envisageait la séparation, les entreprises et les investissements ont fui la province, et les effets économiques négatifs se font encore sentir aujourd'hui. C'est à cette époque que la Banque de Montréal et de nombreuses autres grandes entreprises ont déplacé leur siège social de Montréal à Toronto.
Nous avons été témoins de ravages économiques similaires au Royaume-Uni avec le Brexit et dans la région basque d'Espagne.
L'Alberta ne doit pas emprunter ce chemin.
Nous vivons dans une époque géopolitique turbulente.
Nos institutions démocratiques sont fragilisées. En réponse, nous bâtissons de nouveaux partenariats commerciaux et alliances militaires, et nous nous engageons à renforcer notre économie canadienne par des projets d'envergure nationale.
Rien de tout cela ne peut réussir si nous sommes fractionnés à l'interne. Pour être une force redoutable sur la scène internationale, nous devons être unis sur le plan intérieur.
Le Canada n'est pas parfait.
Il y a toujours eu des désaccords régionaux, et il y en aura probablement toujours.
Cependant, ce qui distingue le Canada de la plupart des nations, c'est le fait que nous disposons de mécanismes et d'institutions démocratiques solides qui nous permettent de négocier ou de régler ces différends par voie judiciaire. Les menaces de sécession et l'instrumentalisation du séparatisme ne font pas partie de notre processus politique ni d'une tactique de négociation. Nous devons rejeter ceux qui ont recours à de telles mesures.
Enfin, nous déplorons tous le fait que la crise du FLQ au Québec ait dégénéré en enlèvements et en assassinats. Ces actes de violence n'avaient pas été envisagés par les organisateurs du FLQ, mais, comme nous l'avons vu lors de récentes manifestations en Alberta, ces mouvements peuvent échapper à tout contrôle et se dégrader. Il nous incombe de l'empêcher.
C'est pourquoi j'ai décidé de mobiliser Forever Canadian, un groupe d'amis issus de tous les milieux, avec des convictions politiques très diverses, pour donner aux Canadiens vivant en Alberta l'occasion de rejeter le séparatisme, de montrer notre amour inconditionnel pour le Canada et d'envoyer un message clair au monde entier : le Canada n'est pas divisible.
J'aime le Canada, et je sais que vous aussi. Il est maintenant temps de le montrer.
Thomas A. Lukaszuk
L'hon. Thomas A. Lukaszuk, ECA, B.Éd., ICD.D